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Villeselve à l'Epoque Gallo-Romaine.

 

Le territoire de Villeselve a été habité à une époque très reculée. Bien que l’ancien nom « Villa Sylvaris » « Villa in Silva » (habitation dans la forêt) semble indiquer une origine romaine, les nombreux débris que l’on a trouvé sur toute l’étendue du territoire attestent que le village remonte à l’époque celtique.

 

En 1830 Presque la moitié du terroir 300 hectares sur les 690 était en forêt et Villeselve justifiait encore son nom! Villa Sylvaris.

 

 

En 1843, notamment, lorsqu’on défricha les grandes Beines, on mit à jour une grande quantité de haches en silex et de médailles gauloises, aujourd’hui dispersées dans les musées des collectionneurs.

 

Mais ce sont les Gallo-Romains qui nous ont laissé le plus de souvenirs.

 

En 1847, on mit à découvert les fondations de 12 à 15 maisons de l’époque romaine.

Dans l’emplacement qui avait servi de cour et de jardin à l’une de ces maisons, plus de 600 médailles (petits bronzes) furent ramassées par les ouvriers. Plusieurs d’entre elles avaient été recouvertes d’une feuille d’argent ou d’étain en partie disparue par suite de l’oxydation. Quelques médailles ont été remises à la commission archéologique de Beauvais.

Les effigies que ces médailles présentaient étaient celles-ci :

 

Gallien (218-268) Salomine sa femme, Postume (258-267) Claude le Gothique (215-270) Tétrieus le père (267-273) Tétrieus le fils (267-272) Victorin (265-267).

 

A cette époque c'est-à-dire à la fin du III éme siècle le

chemin de Villeselve à Guiscard existait déjà à l’endroit où nous le connaissons. C’était une voie remarquable par la rectitude de son tracé. Les maisons romaines, de forme carrée, s’alignaient de chaque côté de la route. On y rencontre encore depuis Villeselve jusque Berlancourt une grande quantité de tuiles romaines et de débris de toutes sortes.

 

Sur une éminence au midi de cette route, au milieu du bois défriché on trouva aussi dans les fondations d’une maison une médaille de Marc Aurèle (121-180) , deux de son fils Commode (161- 192) et une de Lucille sa fille.

 

Ces médailles avaient été placées ensemble à un angle des fondations. Trois autres portant les mêmes effigies étaient à l’angle opposé. La maison était bâtie sur une éminence factice ; on distinguait bien les cendres du foyer.

 

D’autres médailles de Probus (276-282) et de différents personnages du III éme siècle, ont également été ramassées çà et là, dans des débris d’habitations, de tuiles à rebords et dans des amas de grés taillés.

 

En 1848, on découvrit encore un four parfaitement conservé, avec des poteries intactes, mais nous n’avons aucun renseignement sur la nature de ces poteries.

 

Vestiges trouvés sur le territoire de Villeselve.